Profil bas. Le Lagaf' que l'on a rencontré hier à Cavalaire pour présenter « Le Baltringue » n'a rien du fier-à-bras de TF1. Réaliste et dépassionné, il digère avec du recul la salve publique qui a incendié son premier long-métrage. « On est toujours déçu de ne pas faire un succès. Il est évident que ce n'est pas un grand film, je n'incrimine personne et prends mes responsabilités. Au moins, je suis heureux d'avoir mené le bébé à terme. »
Si le film a été la risée du Net en cumulant dix-sept spectateurs (!) lors de son premier jour d'exploitation à Paris, la salle cavalairoise était comble pour accueillir son citoyen le plus célèbre.
« Le Baltringue 2 » ?
« La demande émane de Mme le maire. C'était ça ou je devais déménager ! », plaisante-t-il devant Annick Napoléon, fan tout sourire.
Son rêve de cinéma, la figure du Juste Prix l'a payé cash. Un million d'euros de sa poche sur les 4 millions du budget global. « On est à plus de 30 000 spectateurs. On devrait finir à 50 000. Rassurez-vous, je ne suis pas au bout d'une corde. On va retomber sur nos pieds, ne serait-ce qu'avec les diffusions télé ou les DVD », temporise-t-il. Pas de cote de désamour pour l'ex-figure du Bigdil qui brandit ses 8 millions de spectateurs du petit écran comme autant de preuves d'une popularité intacte.
Et si à défaut de César, Lagaf' recevait un Gérard, trophée en forme de parpaing d'or récompensant les pires navets ? « J'irais le recevoir en personne. Au moins je serai allé jusqu'au bout du truc ! », s'esclaffe l'animateur-comédien, décidément 100 % décomplexé face aux assauts critiques.
Mieux ! Il leur fait un pied de nez en annonçant la suite du « Baltringue ». Les premiers tours de manivelle sont même prévus à Cavalaire. Avec Mme le maire dans le rôle de coproductrice ?













Commentaires